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14 12 2009
Un Atelier du Furoshiki à Nantes

Grâce à l’Atelier du Furoshiki créé par Aurélie Le Marec à Nantes, vous pou­vez vous ini­tier à une méth­ode très japon­aise, et surtout très écologique, d’emballer et de trans­porter des objets aussi var­iés que vos courses, des livres, ou encore vos cadeaux de Noël.

Le furoshiki est un carré de tissu qui, par une méth­ode ances­trale japon­aise de pliage et de nouage du tissu, sert à emballer et à trans­porter des objets aussi divers que des livres, des bouteilles, des effets per­son­nels, des futons,… Récem­ment remis au goût du jour au Japon par le Min­istère de l’Environnement japon­ais pour son attrait écologique, le furoshiki vient de trou­ver son ambas­sadrice à Nantes en la per­sonne d’Aurélie Le Marec, qui a créé L’Atelier du Furoshiki début novembre.

Ce qui est frap­pant lorsque vous par­ticipez à une séance de L’Atelier du Furoshiki (presta­tion payante, ren­seigne­ments et tar­ifs sur le lien suiv­ant), c’est la pas­sion de sa créa­trice pour son sujet. Grâce au furoshiki, Aurélie Le Marec peut allier sa pas­sion pour la cul­ture japon­aise et ses désirs d’éco-citoyenne, et surtout les trans­met­tre à ses conci­toyens. Elle a accepté de répon­dre à 3 ques­tions pour les lecteurs du site Atlantique-​​Japon.

Com­ment avez-​​vous appris l’art du furoshiki ?
Je pra­tique la céré­monie du thé japon­aise depuis un peu plus de 5 ans. J’ai appris dans le sud de la France avec une maitre de thé, Etsuko Mashiko, de l’école Omote Senke.
Dans la céré­monie du thé, on porte une grande atten­tion aux objets qui méri­tent le respect. Ils sont sou­vent embal­lés dans des tis­sus pré­cieux comme le cha-​​ire, boîte à thé pour le Koicha (thé épais). Il y a aussi l’usage et le pliage du fukusa, un petit carré de soie que l’on utilise pour puri­fier les usten­siles. J’étais donc sen­si­bil­isée à l’art de l’emballage japon­ais mais je n’avais pas encore véri­ta­ble­ment décou­vert l’art du furoshiki.
C’est assez récem­ment, en m’intéressant de plus près aux mag­nifiques tis­sus japon­ais, que j’ai fait le lien entre mon désir d’éco-citoyenne de lut­ter con­tre la sur­con­som­ma­tion des embal­lages cadeaux et le furoshiki, qui est très mod­u­la­ble et qui offre juste­ment la pos­si­bil­ité de ban­nir sac plas­tique et embal­lage papier.
Je suis une auto­di­dacte dans ce domaine, je me suis beau­coup doc­u­men­tée, j’ai beau­coup pra­tiqué et j’ai eu envie de partager cette tech­nique en créant l’Atelier du Furoshiki.

Pourquoi souhaitez-​​vous trans­met­tre l’art du furoshiki ?
Parce que cette tech­nique est un véri­ta­ble acte écologique que l’on peut utiliser très facile­ment dans notre vie quo­ti­di­enne. Parce qu’il est urgent d’agir pour lut­ter con­tre le gaspillage du papier et l’entassement des sacs plas­tiques, encore trop présents dans notre envi­ron­nement.
Avec un sim­ple carré de tissu, le furoshiki, on peut se nouer un sac à main, un sac à dos ou un cabas pour les courses, un porte-​​bouteilles, un porte-​​livres, on peut trans­porter son instru­ment de musique, faire des embal­lages cadeaux (boite car­rée, rec­tan­gu­laire, ronde, etc.), ou l’étaler pour s’asseoir sur la plage ou dans l’herbe, pour changer bébé, faire une nappe, etc. Le con­tenant s’adapte au con­tenu et non l’inverse.
En plus, il est très facile de s’initier au furoshiki, même les enfants peu­vent s’y met­tre. Il suf­fit de savoir faire des nœuds !
J’organise des ate­liers d’initiation au furoshiki de 2 heures env­i­ron, en groupe (pas plus de 10 per­son­nes), pour enfants et adultes.
L’Atelier du Furoshiki est nomade : j’interviens chez les par­ti­c­uliers, dans les asso­ci­a­tions, les comités d’entreprises, dans tout type de struc­ture intéressée par cet art.
Au bout des deux heures, les par­tic­i­pants savent faire une ving­taine de pliages dif­férents. Cela donne une base.
Ensuite ils pour­ront soit acheter des furoshiki à mon ate­lier soit s’en coudre facile­ment avec toutes sortes de tis­sus (pas néces­saire­ment des tis­sus japon­ais, ça peut aussi être des tis­sus africains par exem­ple) ou même réu­tiliser des foulards, des paréos que l’on peut ressor­tir de son armoire.

Pourquoi avez-​​vous installé l’Atelier du Furoshiki à Nantes ?
Atter­rie depuis peu en Loire-​​Atlantique, j’ai trouvé que Nantes était une ville dynamique, agréable à vivre et sen­si­bil­isée à l’environnement. Je me suis dit que ce serait un ter­reau idéal pour faire éclore mon pro­jet. J’espère que les Nan­tais suiv­ront et qu’ils seront curieux de décou­vrir l’art du furoshiki.

J’ai fait ma Nan­taise curieuse lors de l’Atelier du Furoshiki organ­isé le 9 décem­bre dernier à l’Atelier du Tissu rue des Hauts Pavés, et je dois avouer que je me suis laisser séduire par l’esprit du furoshiki. En ren­trant chez moi, j’ai recy­clé une vieille housse de cou­ette trouée en deux furoshiki de 105 cm qui me ser­vent main­tenant à stocker du linge ou à ranger des jou­ets, et je vais recy­cler le reste pour emballer des petits cadeaux de Noël. J’attends avec impa­tience de voir la réac­tion des per­son­nes à qui je vais les offrir!

Si vous souhaitez décou­vrir l’art du furoshiki, n’hésitez pas à con­tac­ter Aurélie Le Marec (06 83 71 59 41) et son Ate­lier du Furoshiki (contact@​latelierdufuroshiki.​fr /​ http://​www​.late​lier​du​furoshiki​.fr). Le prochain ate­lier prévu aura lieu à la Mai­son Akabi, 6 rue Paul Bel­lamy à Nantes, le 30 jan­vier 2010.

Un aver­tisse­ment, cepen­dant: si vous aimez les tis­sus japon­ais, vous vous exposez à une très grande ten­ta­tion car l’Atelier du Furoshiki vend des furoshiki aux tis­sus magnifiques!

par Stéphanie Verpilleux

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